Electrosmog.be

Pollution électromagnétique par les micro-ondes et autres

 

Électrosmog : l’ensemble des champs électromagnétiques (CEM) artificiels dans lesquels nous baignons en 20240416permanence ; une pollution omniprésente, inodore et invisible, dont l’origine principale est liée à l’utilisation de l’électricité et à la transmission des données par onde (téléphonie sans fil, objets connectés, radio, télévision, etc.). L’intensité des CEM artificiels auxquels est exposé un utilisateur de smartphone peut aller jusqu’à 1 trillion de fois celle des CEM naturels (1 suivi de 18 zéros, soit 1 milliard de milliards) – et même un peu plus avec le déploiement de la 5G.

Site web soutenu par le Grappe, le Collectif stop5G.be et Liège-Décroissance

Des milliers d'études scientifiques de tous types* ont mis en évidence les risques sanitaires que nous font courir l'exposition croissante à la pollution électromagnétique que nous subissons à tout moment, liée à l’expansion sans limite de l’utilisation de l’électricité et des techniques de communication sans fil, une évolution facilitée par des normes de protection qui ne sont établies que pour satisfaire les intérêts du lobby des télécoms.

Les conséquences sont l’augmentation rapide de toutes sortes de pathologies : trouble du déficit de l'attention (TDAH) et autisme de l’enfant, tumeurs au cerveau et autres cancers, maladie d'Alzheimer et autres maladies neurodégénératives, dépression, suicide, troubles du sommeil, infertilité masculine, électrohypersensibilité (EHS – 5 % de la population), troubles cardiaques, hypertension, etc.

Il est en particulier urgent d’encadrer strictement le déploiement des techniques basées sur les micro-ondes par des lois appropriées ; sont visés : GSM et antennes GSM**, téléphones sans fil (DECT), réseaux informatiques sans fil (Wi-Fi), périphériques d'ordinateurs et appareils Bluetooth, compteurs communicants et tous les autres objets connectés sans fil. En abaissant considérablement le maximum d’intensité du rayonnement actuellement admis par nos législations et en déclarant un moratoire sur toutes les nouvelles « avancées » en la matière, la 5G en particulier qui, comme anticipé par les experts indépendants, s’avère notablement plus nocive que les générations précédentes.

Ne manquez pas de consulter nos sites web compagnons, ceux du Collectif stop5G.be (www.stop5G.be) et du Collectif STOP compteurs communicants (www.stopcompteurs.be).

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*
Études in vitro sur des cellules cultivées en laboratoire, études in vivo sur des animaux de laboratoire, études cliniques auprès de volontaires et études épidémiologiques.
** Téléphonie mobile de toutes les générations, de la 2G à la 5G : GSM (2G), GPRS (2,5G ou 2G+), UMTS (3G), 4G et 5G.

Sommaire

5G : études de cas retour au sommaire

Entre janvier 2023 et février 2024, huit études de cas ont été publiées qui montrent toutes que des personnes en bonne santé ont développé des symptômes graves après la mise en service d’une antenne 5G (bande de 3,5 GHz) à proximité de leur lieu d’habitation ou de travail, mais que ces symptômes disparaissaient pour la plupart, plus ou moins rapidement, lorsqu’elles allaient habiter ou travailler ailleurs. Ces symptômes sont ceux du syndrome des micro-ondes, aussi appelé maladie des micro-ondes, une maladie identifiée dès les années 1960 par des chercheurs des pays de l’Europe de l’Est[1] : maux de tête, troubles de l’équilibre, difficultés de concentration, confusion, fatigue, insomnie, arythmie, brûlures cutanées, saignements de nez, douleurs articulaires et musculaires, dyspnée, etc.

Le niveau d’exposition était non thermique, c’est-à-dire bien inférieur aux recommandations de la Commission internationale des rayonnements non ionisants (ICNIRP)[2]. Ces études ont été réalisées en Suède par Lennart Hardell de la Fondation pour l’environnement et la recherche sur le cancer et Mona Nilsson de la Fondation suédoise pour la radioprotection[3]. Lennart Hardell est un oncologue et un épidémiologiste à la renommée internationale, l’auteur de plus de 400 études revues par des pairs et a reçu plusieurs prix scientifiques pour ses recherches (voir son CV et une liste de ses publications : electrosmog.be/Hardell).

Ces études sont disponibles ci-dessous. Une traduction en français est disponible pour la 3e tandis que pour les autres, seul le résumé a été traduit.

  1. Case Report: The Microwave Syndrome after Installation of 5G Emphasizes the Need for Protection from Radiofrequency Radiation (janvier 2023).
    Le résumé en français. L’étude en anglais.
  2. Development of the Microwave Syndrome in Two Men Shortly after Installation of 5G on the Roof above their Office (février 2023).
    Le résumé en français. L’étude en anglais.
  3. Une femme de 52 ans en bonne santé a développé un grave syndrome des micro-ondes peu après l’installation d’une station de base 5G à proximité de son appartement (avril 2023). Lire l’article en français (traduction du Collectif stop5G.be) ou l’article original en anglais.
  4. 5G Radiofrequency Radiation Caused the Microwave Syndrome in a Family Living Close to the Base Stations (juin 2023).
    Le résumé en français. L’étude en anglais.
  5. A 49-Year-Old Man Developed Severe Microwave Syndrome after Activation of 5G Base Station 20 Meters from his Apartment (novembre 2023).
    Le résumé en français. L’étude en anglais.
  6. Case Report: Both Parents and their Three Children Developed Symptoms of the Microwave Syndrome while on Holiday near a 5G Tower (décembre 2023).
    Le résumé en français. L’étude en anglais.
  7. Une femme âgée de 82 ans souffrant d’hypersensibilité électromagnétique depuis près de quatre décennies a développé le syndrome des micro-ondes après l’installation de stations de base 5G à proximité de son domicile – Les principes éthiques de la médecine sont violés (janvier 2024).
    Note : les 2 antennes 5G incriminées se trouvent à environ 500 m du domicile.
    Le résumé en français. L’étude en anglais.
  8. Un garçon de huit ans a développé de graves maux de tête dans une école située à proximité d’un mât équipé de stations de base 5G (février 2024).
    Note : le mât incriminé se trouvent à 200 m de l’école.
    Le résumé en français. L’étude en anglais.

Document associé (à imprimer) : une page A4 recto verso comprenant le résumé d’une étude de cas consécutive à l’installation d’une antenne 5G ainsi que des informations sur le lobby de l’industrie des télécommunications.

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[1] The microwave syndrome or electro-hypersensitivity: historical background. David O Carpenter. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26556835/

[2] À 3,6 GHz, la fréquence utilisée pour la 5G dans ces études de cas, selon le guide de l’ICNIRP publié en 2020, l’exposition peut atteindre une limite de 10 000 000 μW/m² pour une exposition du corps entier moyennée sur 30 minutes. Se baser sur une mesure moyenne permet en réalité des pics d’émissions très largement supérieurs à cette limite, d’un facteur compris entre 100 et 1000. Dans les études de cas citées, toutes les valeurs mentionnées sont des valeurs instantanées (pics). Le credo de l’ICNIRP est que toute atteinte à la santé par les RRF ne peut résulter que d’un effet thermique. En conséquence, les seuils de protection ne sont établis que pour limiter l’échauffement des tissus, sans prendre en considération tout autre effet (non thermique).
Les recommandations de l’ICNIRP sont adoptées telles quelles par l’OMS, l’UE et bon nombre de pays. Comme la Belgique, quelques pays de l’UE ont choisi des valeurs limites à peine inférieures.

[3] Swedish Radiation Protection Foundation dont Mona Nilsson est la cofondatrice et directrice. Elle est l’auteur de deux ouvrages en suédois sur les risques sanitaires liés aux rayonnements des technologies sans fil : « Mobiltelefonins hälsorisker » (2010) et « Spelet om 3G » (2005) et s’efforce ainsi d’informer la population des risques de la téléphonie mobile. Elle est titulaire d’une licence en sciences de l’université d’Uppsala. Pour d’autres études publiées par ces deux chercheurs et leurs collègues dans le cadre de la Fondation pour l'environnement et la recherche sur le cancer et de la Fondation suédoise pour la radioprotection, voir radiationprotection.se/our-research.

Articles, études scientifiques, documents divers retour au sommaire

Articles généralistes retour au sommaire

Ce qu’il faut savoir sur les radiations des téléphones portables

Peter Elkind, janvier 2023 (traduit de l’anglais en octobre 2023)

Pour de nombreuses personnes, l’idée que les téléphones portables ou les antennes-relais puissent présenter un risque pour la santé est depuis longtemps reléguée quelque part entre l’inquiétude insignifiante et la théorie du complot. Pendant des décennies, l’industrie du sans-fil a rejeté cette idée en la qualifiant d’alarmiste et les autorités fédérales de régulation ont affirmé que les téléphones portables ne présentaient aucun danger. Mais un nombre croissant de recherches scientifiques soulèvent des questions, dont les enjeux sont d’autant plus importants que des centaines de milliers de nouvelles antennes-relais sont en cours de déploiement aux États-Unis. ProPublica a récemment examiné la question en détail, découvrant que le principal organisme de réglementation gouvernemental, la Commission fédérale des communications (FCC), s’appuie sur une norme d’exposition datant de 1996, lorsque le téléphone à clapet Motorola StarTAC était à la pointe de la technologie, et que la FCC avait ignoré une longue étude réalisée par un autre organisme du gouvernement fédéral, qui révélait que les rayonnements des téléphones portables provoquaient des cancers rares et des lésions de l’ADN chez les animaux de laboratoire […]

LIRE                                            Image : geralt (pixabay)

L’ouverture de la barrière hématoencéphalique sous l’effet des micro-ondes mise en évidence dès 1975

Allan H. Frey, 2012 (traduit de l’anglais en août 2023)

Allan H. Frey est un scientifique étasunien qui, en 1975, a mis en évidence l’ouverture de la barrière hématoencéphalique (BHE, la barrière entre le système sanguin et le cerveau) sous l’effet des champs électromagnétiques de radiofréquence (ou micro-ondes), ce qui signifie que des bactéries, des virus et d’autres indésirables présents dans le sang peuvent pénétrer dans le cerveau. Dans l’article ci-dessous publié en 2012 dans la revue The Scientist et traduit en français en août 2023, il revient sur sa découverte et explique comment elle a été disqualifiée à tort.

Par la suite, d’autres études évaluées par des pairs ont confirmé l’ouverture de la BHE sous l’effet des micro-ondes, en particulier celles publiées par l’équipe du professeur Leif G. Salford dans les années 1990 (Université de Lund, Suède). Malgré les preuves multiples, l’ouverture de la BHE continue d’être déniée par les lobbyistes de l’industrie des télécommunications, comme cet ingénieur de l’ISSeP lors de sa conférence à Sart-Lez-Spa le 16 septembre 2019, « Rayonnements électromagnétiques et télécommunications mobiles » (ISSeP : Institut scientifique wallon de surveillance, de sûreté et de recherche)  […]

  • LIRE
  • Lire aussi cet article de Jacques Lintermans, docteur en sciences, et André Vander Vorst, professeur ém. de l’UCLouvain, à propos de l’ouverture de la BHE suite à la libération d’histamine au niveau cérébral sous l’effet des micro-ondes : Micro-ondes, Histamine, Spiruline (2023).

Ces ondes qui nous entourent

Paul Héroux, 2016.

La préface commentée du livre de Martin Blank, Ces ondes qui nous entourent. Martin Blank est un spécialiste des effets des champs électromagnétiques sur la santé, un sujet qu’il a étudié pendant plus de trente ans. La préface par Paul Héroux, directeur du Programme de santé au travail de la faculté de médecine de l’université McGill à Montréal :

« J’étudie les effets sanitaires des champs électromagnétiques (CEM) depuis environ 40 ans et, durant cette période, j’ai assisté à de nombreuses présentations scientifiques du Docteur Martin Blank. Chacune d’entre elles témoignait d’un homme dévoué à élucider ce problème extrêmement difficile, mais d’une grande importance pour l’environnement, la santé et la science. Dans ce livre, le Docteur Blank couvre beaucoup de terrain, et d’une manière très engageante. Malgré mon implication de longue date sur le sujet, le document m’a appris certaines choses, particulièrement sur la politique entourant les travaux du Dr Jerry Phillips » […]

LIRE

Lésions de l'ADN, cancers du cerveau : 434 médecins et 900 professionnels de la santé belges sonnent l’alerte sur la 5G

Une opinion publiée dans le journal La Libre du 29 avril 2020.

« Face au déploiement massif et inconsidéré des technologies sans fil, nous, professionnels de la santé, demandons au gouvernement de faire appliquer le principe de précaution afin de protéger la population et plus particulièrement les groupes les plus vulnérables dont font partie, notamment, les femmes enceintes et les enfants […] ».

LIRE

Effets des champs électromagnétiques sur les infections virales

Jacques Lintermans, docteur en sciences, et André Vander Vorst, professeur émérite UCL, avril 2020.

« Parmi les éléments qui alimentent la controverse concernant les effets des champs électromagnétiques (CEM) sur l’organisme humain, l’action éventuelle de ceux-ci sur le système immunitaire n’avait pas jusqu’ici retenu beaucoup l’attention.
Actuellement, cette problématique suscite une vive inquiétude depuis l’apparition d’une épidémie virale que certains soupçonnent avoir été favorisée par une exposition massive de la population à des antennes de téléphonie mobile d’une puissance élevée […] ».

LIRE

5G, électrosmog, des risques inconsidérés pour la santé et l’environnement

Une note de synthèse d'ondes.brussels, février 2019.

LIRE

Téléphones mobiles et tumeurs du cerveau : lien confirmé par la cour de cassation d’italie

Le 18 octobre 2012, la Cour Suprême de Cassation italienne a confirmé la décision de la Cour d’Appel de Brescia, en référence aux poursuites entamées par Innocente Marcolini, cadre supérieur de 60 ans souffrant d’une tumeur au cerveau contractée suite à l’utilisation intense du GSM et du téléphone sans fil au travail.

LIRE (le jugement)

Si le téléphone mobile avait été un médicament, il serait interdit

Devra Davis, 2011.

Devra Davis est épidémiologiste et a été la fondatrice et directrice du Center for Environmental Oncology de l'université de Pittsburgh de 2004 à 2009 (University of Pittsburgh Cancer Institute). Elle est l'auteur de plusieurs livres dont Disconnect.

LIRE

La pollution électromagnétique : un scandale sanitaire annoncé

Paul Lannoye, décembre 2014.

Paul Lannoye était un docteur en sciences physiques (ULB), membre fondateur des Amis de la Terre et d'Ecolo. Après avoir été sénateur et député européen, il démissionne d'Ecolo en 2004 et contribue à la création du Grappe la même année.

« Depuis l’origine de l’humanité, nous sommes tous immergés dans un environnement électromagnétique auquel nous nous sommes adaptés au fil des millénaires.
Comme tous les êtres vivants, l’homme est lui-même un émetteur-récepteur électromagnétique.
Dans le domaine des très basses fréquences, notre cerveau émet des signaux qui couvrent une gamme de fréquences allant de 0,5 à 30 Hz. Son activité se mesure à l’aide de l’électroencéphalographe.
Les champs électromagnétiques de micro-ondes (hyperfréquences allant de 300 MHz à 300 GHz) sont eux aussi largement utilisés dans l’organisme humain pour la communication biologique intercellulaire et intracellulaire.
Tous les êtres vivants, parmi lesquels l’homme, ont eu entre 1 million et 1 milliard d’années pour évoluer en harmonie avec les conditions électromagnétiques existantes dans leur espace vital. En quelques dizaines d’années, voire en quelques années pour ce qui est des extrêmement basses fréquences et surtout des hyperfréquences, ces conditions ont brutalement changé. Il est donc parfaitement légitime de penser que les conséquences en termes de santé soient significatives […] ».

LIRE

Ultramoderne spermitude

David Leloup, 2006.

Ultramoderne spermitude ou l'impact des micro-ondes sur la qualité du sperme. Du même auteur, à propos des dysfonctionnements des institutions de sécurité sanitaire, lire aussi Téléphonie mobile : trafic d’influence à l’OMS ? (voir ci-dessous la section consacrée à l’ICNIRP).

LIRE

Sonnerie d’alarme sur le téléphone portable

Philippe Bovet, Le Monde Diplomatique, septembre 2005.

« En deux décennies, l’usage du téléphone portable s’est répandu comme une traînée de poudre. Toutefois, certaines études révèlent que son utilisation prolongée ou l’exposition aux émissions des antennes-relais pourraient avoir des conséquences sanitaires néfastes. Ces arguments sont réfutés par une industrie qui, face à des enjeux économiques planétaires, semble avoir fait l’impasse sur le principe de précaution. Quant aux pouvoirs publics, ils sont aux abonnés absents […] ».

LIRE

Le département de la santé du Land de Salzbourg recommande une valeur limite plus de 1 million de fois inférieure à la norme de l’ICNIRP/OMS

2004

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Compilations d'études scientifiques retour au sommaire

Effets de l’exposition aux champs électromagnétiques : trente ans de recherche

Henry Lai, professeur émérite de l’université de Washington, rédacteur en chef émérite de la revue Electromagnetic Biology and Medicine et membre émérite de la Commission internationale sur les effets biologiques des CEM, a compilé les résumés d’études sur les effets biologiques de l’exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquence (CEM-RF) et d’extrême basse fréquence (CEM-EBF) ainsi qu’aux champs électromagnétiques statiques, études publiées de 1990 à juillet 2023.

Ces recherches montrent des effets significatifs à raison de 70 à 89 % des études portant sur les CEM-RF et de 74 % à 91 % des études sur les CEM-EBF et les champs statiques [le pourcentage varie selon le type d’effet examiné].

Lire la suite (en français )

Les résumés de plus de 2000 études publiées depuis 2016

Les résumés de plus de 2000 articles scientifiques sur les CEM (champs électromagnétiques) de radiofréquence et autres, publiés de 2016 à aujourd’hui (en anglais), avec les liens vers les études. Une compilation de Joel M. Moskowitz, Ph.D., directeur de la School of Public Health, University of California, Berkeley.

  • De 2016 à 2020 (Volume 1, PDF, 875 pages). 
  • De 2021 à aujourd’hui (page sur le site de Joel M. Moskowitz, pour le volume 2 – plus de 800 pages en décembre 2023 – et passer en revue les articles les plus récents). 

Rapport Bionitiative 2012

Plusieurs mises à jour depuis 2012
Rapport en anglais mais une traduction en français du résumé est disponible

Dans un volumineux rapport basé sur plus de 2000 études scientifiques, un groupe international de scientifiques, chercheurs et professionnels de la santé publique tire la sonnette d’alarme à propos des risques pour la santé lié à l’exposition aux champs électromagnétiques ; exposition due notamment à l’utilisation des téléphones portables et aux lignes électriques aériennes. On relève un risque accru d'apparition de ces maladies : leucémie infantile, cancer du cerveau, maladie d'Alzheimer, désordres acoustiques, problèmes nerveux variés, modification de l'ADN, troubles du sommeil, etc.

Lire la suite (en français )

Plus de 2000 études publiées avant 1972 documentaient les effets nocifs des micro-ondes

Magda Havas. 2020.

Études scientifiques retour au sommaire

Les études scientifiques montrant les effets biologiques et sanitaires des micro-ondes (communication sans fil, etc.) et des ondes de basse fréquence (liées au courant électrique) se comptent par milliers. Les premières d’entre elles datent de l’immédiate après-guerre 40-45. En voici quelques exemples :

Effets des radiofréquences 5G sur le microbiote intestinal

Xing Wang et autres. Nature, Scientific Reports, février 2024.

Une étude publiée en février 2024 par des chercheurs chinois[1] montre les effets néfastes des ondes de radiofréquence de la 5G sur le microbiote intestinal de la souris : après exposition pendant 3 semaines 1 heure par jour à un champ électromagnétique de 50 W/m²[2] et de 4,9 GHz[3], les chercheurs ont mis en évidence une diminution de la diversité microbienne du microbiote de même qu’un changement dans la répartition des micro-organismes dans le microbiote (par comparaison avec un groupe de souris non exposées).

Le microbiote intestinal est le plus important de nos microbiotes : il est composé d’environ 10 billions (10 mille milliards) de micro-organismes, principalement des bactéries mais aussi des virus, parasites et champignons, pour un poids total de plus de 1 kg. Il constitue un vaste champ de recherche mais on sait aujourd’hui l’importance de son rôle sur notre santé, en particulier dans les fonctions immunitaires, neurologiques, métaboliques et digestives, y compris sa contribution à la synthèse de certaines vitamines et acides aminés essentiels. Par voie de conséquence, la dysbiose, c’est-à-dire le déséquilibre et la dégradation du microbiote intestinal, est à l’origine de certaines maladies, comme les maladies inflammatoires (dont les intestinales) et auto-immunes. La dysbiose peut favoriser l’apparition d’un cancer et d’une maladie cardiovasculaire.

Aujourd’hui on sait aussi que l’intestin et le cerveau communiquent via différents mécanismes, une dysbiose pouvant dès lors conduire à une modification de l’information transmise et donc une modification du fonctionnement du système nerveux central pouvant entraîner des maladies neuropsychiatriques (dépression, etc.) et des maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer).

D’autres études ont montré la dégradation du microbiote intestinal en même temps que l’apparition de troubles neurocomportementaux de type dépressif chez les souris à la suite d’une exposition aux rayonnements électromagnétiques à 2,4 et 4,9 GHz.

Plus d’information sur le microbiote intestinal :

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[1] Effects of radiofrequency field from 5G communication on fecal microbiome and metabolome profiles in mice (Effets du champ de radiofréquences des communications 5G sur le microbiome intestinal et les profils métaboliques chez la souris). Xing Wang et autres. www.nature.com/articles/s41598-024-53842-2
[2] 50 W/m² est la densité de puissance maximum autorisée en milieu professionnel pour les champs électromagnétiques de 2 GHz à 300 GHz selon les normes de l’ICNIRP (Commission internationale sur la protection des radiations non ionisantes – OMS, UE, etc.) et de la FCC (Federal Communications Commission, USA) pour le corps entier, les mesures étant moyennées sur 6 minutes (FCC) ou 30 minutes (ICNIRP). C’est 5 fois moins pour le grand public (10 W/m²). Exprimé en V/m (intensité du champ électrique), cette limite de 50 W/m² fait 137 V/m (celle de 10 W/m² faisant 61 V/m).
[3] 4,9 GHz est une des fréquences utilisées pour la 5G en Chine ; elle fait partie de la bande dite « moyenne » des fréquences utilisées pour la 5G. En Europe, la bande moyenne attribuée à la 5G est limitée à la bande de 3,5 GHz (de 3,4 GHz à 3,8 GHz).

Exposition aux champs électromagnétiques et avortement chez les femmes enceintes : revue systématique et méta-analyse

Morvarid Irani et autres. Malays J Med Sci. octobre 2023.

Cette méta-étude montre que l’exposition aux CEM (champs électromagnétiques) a un effet significatif sur l’incidence des fausses couches chez les femmes enceintes : le risque de fausse couche chez les femmes exposées est de 70 % plus élevé que chez les femmes non exposées. Les CEM incriminés sont autant ceux de radiofréquence principalement utilisés pour la téléphonie mobile que ceux de très basse fréquence liés à l’électricité domestique.

D’autres études ont été menées pour examiner l’effet sur le fœtus de l’utilisation d’un téléphone portable au cours de la grossesse. Parmi les conséquences possibles, on relève un impact négatif sur la croissance du fœtus et un risque plus élevé de troubles du comportement et d’hyperactivité chez les enfants.

LIRE (en anglais)

Plus d’information sur ces questions et la fertilité :

    • Ce que vous devriez savoir sur les rayonnements électromagnétiques et la santé de votre bébé. Une brochure du « BabySafe Project » disponible dans plusieurs langues, dont le français et le néerlandais.
    • Le site du BabySafe Project (en français – il existe aussi en anglais, allemand et en espagnol).

Appel nordique 
– Un cadre réglementaire plus strict sur les rayonnements
   micro-ondes des technologies sans fil est nécessaire
– Pour l’arrêt du déploiement de la 5G

Lennart Hardell et autres (mars 2023, Annals of Clinical and Medical Case Reports – ACMCR).

« Les auteurs représentent des organisations qui ont mené leurs propres enquêtes sur les rayonnements RF ou qui suivent les recherches dans ce domaine. Nous recevons constamment de nouveaux témoignages de personnes qui ont souffert de problèmes de santé après l'installation d'antennes 5G dans leur voisinage ou après l'installation de compteurs d'eau et d'électricité sans fil dans leurs maisons. Nous sommes préoccupés par les graves conséquen-ces pour la santé humaine et l'environnement de l'exposition croissante aux rayonnements micro-ondes. Des mesures effectuées au printemps 2021 dans le cadre d'un projet collaboratif international ont montré que le rayonnement dans les villes a considérablement augmenté, avec des valeurs de pointe (pics d'impulsions) allant de deux cents milles à plus d'un million de microwatts par mètre carré (µW/m²) […] ».

– LIRE (en français).  
– L’article original en anglais. 

Effets sanitaires thermiques et non thermiques des rayonnements non ionisants de faible intensité : un état des lieux international

Dominique Belpomme, Lennart Hardell et autres, Environmental Pollution, 2018 (traduction libre).

LIRE

Les rôles de l’intensité, de la durée d’exposition et de la modulation sur les effets biologiques des rayonnements de radiofréquence et les lignes directrices en matière d’exposition
The roles of intensity, exposure duration, and modulation on the biological effects of radiofrequency radiation and exposure guidelines

Henry Lai & B. Blake Levitt.
Publié dans Electromagnetic Biology and Medicine le 19 avril 2022.

Résumé
Dans cet article, nous passons en revue la littérature sur trois paramètres d’exposition importants qui ne sont pas suffisamment pris en compte dans la plupart des principales directives actuelles sur l’exposition aux rayonnements de radiofréquence (RFR) : l’intensité, la durée de l’exposition et la modulation du signal. L’intensité de l’exposition produit des effets imprévisibles, comme démontré par des effets non linéaires. Cela est probablement dû à la capacité du système biologique à s’adapter et à compenser et d’autre part au fait qu’une exposition prolongée pourrait conduire à une rupture biomique [biomic]. Un examen de 112 études avec des expositions de faible intensité révèle que les effets biologiques des RRF pourraient se produire à un débit d’absorption spécifique médian de 0,0165 W/kg. L’intensité et la durée d’exposition sont liées puisque la dose d’énergie absorbée est le produit de l’intensité et du temps. Il en résulte que les RRF se comportent comme un « facteur de stress » biologique capable d’affecter de nombreux systèmes vivants. Outre l’intensité et la durée, les radiofréquences artificielles sont généralement modulées pour permettre l’encodage des informations. Les effets de la modulation sur les fonctions biologiques ne sont pas bien compris. Quatre types de résultats de la modulation sont examinés. En outre, on ne peut comparer directement l’effet thermique avec l’énergie électromagnétique des radiofréquences. Les données de la recherche indiquent que l’énergie électromagnétique a des effets biologiques plus importants que les changements thermiques. Les deux fonctionnent probablement par le biais de mécanismes différents. En tant que telles, toutes les directives actuelles d’exposition aux RFR basées sur une exposition ponctuelle à des ondes continues sont inadéquates pour la protection de la santé.

LIRE (en anglais)

Comment les champs électromagnétiques peuvent-ils contribuer à l’autisme ?

Martha R. Herbert, Ph.D., M.D., neuropédiatre, professeure de neurologie à la Harvard Medical School. 2015.

« Nous avons à peine commencé à explorer l’impact des ondes sur les fœtus et les bébés, mais cela ne s’annonce pas bien. Le développement du fœtus ou du jeune enfant est engagé dans un ensemble incroyable de processus dynamiques très vulnérables, où même de petits changements peuvent avoir des conséquences à vie. Et pourtant, combien de personnes mettent des moniteurs sans fil juste à côté de la tête de leur bébé, sans se rendre compte de la dégradation potentielle qu’elles peuvent infliger au cerveau de leur enfant ? Combien de femmes enceintes branchent leur ordinateur portable et les mettent sur leurs cuisses et exposent ainsi leur fœtus aux rayonnements CEM/RF ? Combien d’hommes mettent-ils leur cellulaire dans la poche de leur pantalon alors qu’il a été démontré que cela dégrade le nombre de spermatozoïdes et entraîne des mutations ? ».

LIRE         Image by sanjay k j from Pixabay

Utilisation de téléphones sans fil et risque de gliome
Mobile phone and cordless phone use and the risk for glioma
Analysis of pooled case-control studies in Sweden, 1997–2003 and 2007–2009

Lennart Hardell et Michael Carlberg
Publié dans Pathophysiology. 2015.

Une étude de Lennart Hardell (professeur d'oncologie) et Michael Carlberg (statisticien) de l'hôpital universitaire d'Örebro (Suède) met en évidence le risque élevé du cancer du cerveau chez les utilisateurs de téléphones sans fil. Le risque est plus élevé encore pour les moins de 20 ans.

LIRE (en anglais).

Hypersensibilité électromagnétique : un résumé
Electromagnetic Hypersensitivity: A Summary

Dr Erica Mallery-Blythe. Décembre 2014.

À propos de l'hypersensibilité aux champs électromagnétiques (EHS, Electromagnetic hypersensitivity), un syndrome dont souffrient environ 5 % de la population (selon l’ANSES). Un document de 79 pages avec 201 références.

LIRE

Les ondes GSM affectent la santé de fourmis

Des études réalisées à l'Université Libre de Bruxelles en 2012 montrent clairement que les ondes GSM affectent la santé de fourmis et qu'elles dégradent des cellules de protozoaires.

LIRE (résumé)

Étude canadienne montrant les effets délétères des antennes de téléphonie mobile à Ottawa. 2010.

LIRE (résumé)

Effet sur le système immunitaire. 2008.

Une étude de l’Université catholique de Louvain (Dirk Adang, juin 2008) met en évidence une atteinte du système immunitaire et un doublement du taux de mortalité des rats de laboratoire en cas d’exposition aux ondes pulsées des GSM.

LIRE 3 articles du journal Le Soir à propos de cette étude.

Exposition prénatale et postnatale à l'utilisation du téléphone portable et problèmes de comportement chez l'enfant
Prenatal and postnatal exposure to cell phone use and behavioral problems in children. 2008.

Première grande enquête portant sur une cohorte de 13 159 enfants danois âgés de 7 ans qui confirme les craintes exprimées concernant une sensibilité particulière des jeunes enfants et des fœtus. Lire un commentaire sur le site de Powerwatch et l’étude sur PubMed. En bref :
« Les résultats sont très surprenants, avec une augmentation de 80 % des problèmes de comportement des enfants lorsque les mères ayant utilisé des téléphones pendant leur grossesse. Cette étude est la première à se pencher sur cette question et les résultats doivent donc être interprétés avec prudence ».

Effet des champs de radiofréquences du système de communication sur le bien-être et les fonctions cognitives de sujets humains présentant ou non des plaintes subjectives
Effect of Global Communication system radio-frequency fields on Well Being and Cognitive Functions of human subjects with and without subjective complaints. 2003.

Une étude du TNO (Organisation Hollandaise pour la Recherche Scientifique Appliquée) réalisé pour le ministère hollandais de la Santé. Des sujets humains ont été soumis à des émissions de type antenne relais (GSM, DCS et UMTS), pendant une durée très courte (45 minutes) et à une intensité faible (de 0,7 à 1 V/m). L'étude montre une diminution de la sensation de confort et une altération de la mémorisation et de la vigilance. Selon les auteurs, le résultat principal de l'étude : « Une relation statistiquement significative entre les champs de type UMTS d'une intensité de 1 V/m et un effet sur le bien-être a été constatée (baisse du bien-être général). En outre, un certain nombre d'effets significatifs ont été révélés dans les tâches cognitives ».

LIRE le rapport de l'étude (89 pages).

Faune et flore retour au sommaire

Effets biologiques des champs électromagnétiques sur les insectes : revue systématique et méta-analyse.

Alain Thill, Marie-Claire Cammaerts et Alfonso Balmori, chercheurs indépendants (Marie-Claire Cammaerts est chercheuse et enseignante retraitée de l’Université de Bruxelles).
Rev Environ Health, le 23 novembre 2023.

Cette étude, l’étude « BEEFI »[1], montre que les radiations de la téléphonie mobile contribuent à la disparition des insectes et, par conséquent, constitue par ce biais une des facettes de la menace qui pèse sur la survie de l’espèce humaine.

L’étude BEEFI est une étude systématique et une méta-analyse conforme aux directives PRISMA. Elle évalue l’état de la recherche internationale sur les effets des rayonnements des lignes à haute tension et de la téléphonie mobile sur les insectes. Cent-trente études ont été soumises au contrôle de qualité, 119 ont finalement été retenues pour la méta-analyse. Après examen par les pairs, l’étude BEEFI a été acceptée et publiée par la prestigieuse revue Reviews on Environmental Health.

Les insectes jouent de nombreux rôles essentiels dans tous les écosystèmes terrestres : en premier lieu, ils sont des pollinisateurs indispensables à 80 % des plantes. D’autre part, ils contribuent à la dispersion des graines, au cycle des nutriments, à la décomposition des détritus et constituent une étape essentielle des chaînes alimentaires. Les principales causes du déclin des insectes à ce jour sont les pesticides et la dégradation et la destruction des habitats naturels. Différents polluants sont aussi impliqués : les perturbateurs endocriniens, les métaux lourds et les champs électromagnétiques artificiels.

L’effet des champs électromagnétiques artificiels émis par la téléphonie mobile et les lignes à haute tension est mis en lumière en laboratoire. C’est ce que montre l’étude BEEFI : la capacité de reproduction des insectes est réduite par le rayonnement de la téléphonie mobile et par les champs magnétiques des lignes à haute tension, leur matériel génétique (ADN) est endommagé et leur comportement est perturbé. De plus, un stress oxydatif des cellules se produit, ce qui entraîne notamment un affaiblissement du système immunitaire.

D’autre part, des études épidémiologiques récentes sur l’homme et des études de terrain sur les insectes, les oiseaux et les pins à proximité des tours de téléphonie mobile indiquent des effets nocifs chroniques, même à des niveaux de puissance inférieurs aux limites des normes officielles.

Cette étude montre des effets biologiques chez les insectes à la suite de l’exposition aux rayonnements de radiofréquence de la téléphonie mobile à partir d’une intensité d’environ 2 V/m, ce qui implique que les limites de puissance des normes officielles devraient être fortement revues à la baisse : 2 V/m correspond à une densité de puissance de 10 610 μW/m², environ 1000 fois moins que les limites officielles, mais environ 100 000 fois moins en tenant compte du fait que ces normes correspondent à des valeurs moyennées sur 30 minutes.

La réduction dramatique des populations d’insectes est bien documentée : « Le constat est accablant et quasi unanime : la tendance est à la baisse drastique des populations d’insectes et à l’extinction probable de nombreuses espèces à l’horizon des quelques prochaines décennies, et cela plus encore que dans le cas des plantes ou des oiseaux » (Qu’est-ce qui tue les insectes ? Philippe Grandcolas, Directeur de recherche CNRS, systématicien, Muséum national d’histoire naturelle. 2019).

Dans une étude ayant eu lieu dans 63 zones protégées en Allemagne[2], les auteurs ont évalué le déclin de la biomasse des insectes volants à 76 % sur la durée de l’étude, soit 27 années. Selon les auteurs, « les changements météorologiques, l’affectation des sols et les caractéristiques de l’habitat ne peuvent pas expliquer ce déclin général », d’autant plus qu’il s’agit d’un déclin dans des zones censées préserver la biodiversité. Ce qui fait de la pollution électromagnétique grandissante, planétaire et omniprésente le principal suspect.

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[1] Thill A, Cammaerts M-C, Balmori A. Biological Effects of Electromagnetic Fields on Insects: a Systematic Review and Metaanalysis, Reviews on Environmental Health. 2023.
[2] More than 75 percent decline over 27 years in total flying insect biomass in protected areas. Hallmann CA et autres. 2017. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0185809

Effets des champs électromagnétiques non ionisants sur la flore et la faune

B Blake Levitt , Henry C Lai, Albert M Manville. 2022.

Le résumé des auteurs (traduction)

Les niveaux ambiants de champs électromagnétiques (CEM) ont fortement augmenté au cours des 80 dernières années, créant une nouvelle exposition énergétique qui n’existait pas auparavant. Les dernières décennies ont été marquées par des augmentations exponentielles dans presque tous les environnements, y compris les zones rurales isolées et dans la basse atmosphère. En raison de leur physiologie unique, certaines espèces de flore et de faune sont plus sensibles aux CEM exogènes que l’espèce humaine. Il existe aux États-Unis des données de base limitées, mais détaillées, datant des années 1980, auxquelles comparer les récentes études importantes réalisées dans différents pays. Celles-ci fournissent désormais des données plus complètes et plus précises sur les expositions transitoires et chroniques potentielles de la faune et des habitats. Des effets biologiques ont été observés sur l’ensemble des taxons et des fréquences à des intensités comparables aux expositions ambiantes actuelles. Des effets généraux sur la faune ont été observés sur l’orientation, la migration, la recherche de nourriture, la reproduction, l’accouplement, la construction des nids et des tanières, le maintien et la défense du territoire, ainsi que la longévité et la résistance. Des effets cytotoxiques et génotoxiques ont été observés.

Les questions susmentionnées sont examinées dans trois parties : la première partie examine la capacité des CEM ambiants d’aujourd’hui à nuire à la faune et à la flore sauvages, avec un focus sur les technologies 5G. La deuxième partie explore les champs naturels et artificiels, les mécanismes de magnétoréception des animaux et les études pertinentes pour tous les règnes de la faune. La troisième partie examine les normes d’exposition actuelles, les lois applicables et les orientations futures.

Il est temps de reconnaître les CEM ambiants comme une nouvelle forme de pollution et d’élaborer des règles au sein des organismes de réglementation pour considérer l’air comme un « habitat » afin que les CEM puissent être réglementés comme d’autres polluants. La réduction des populations d’espèces sauvages passe souvent inaperçue et n’est documentée qu’au moment où des points de basculement sont atteints. Il n’y a pas actuellement de normes d’exposition chronique à long terme à de faibles niveaux de CEM : elles devraient être définies en conséquence pour la faune et la flore et la législation environnementale devrait être strictement appliquée.

Effets des rayonnements électromagnétiques sur l’environnement et la faune

Traduction de l’article « Environment and Wildlife Effects » des Physicians for Safe Technology (14 mars 2019).
LIRE

Des abeilles, des oiseaux et des hommes. La destruction de la nature par l’« électrosmog »

Ulrich Warnke, 2007.
Publié par The Competence Initiative for the Protection of Humanity, Environment and Democracy e.V.
LIRE

Diagnostic médical de l'EHS retour au sommaire

Guide de diagnostic et de prise en charge adapté aux patients EHS (électrohypersensibles). Ce guide a été édité par l’Association Médicale autrichienne (OAK) en 2012 et est destiné aux médecins généralistes.

Diaporama (exposés) et animationsretour au sommaire

Electrosmog et 5G (sur le site du Collectif stop5G.be).

L’ICNIRP, l’OMS et l’UE : le fer de lance du lobby de l’industrie des télécommunicationsretour au sommaire

L’OMS, l’UE et la plupart des pays et de leurs institutions de « santé » et de sûreté s’alignent sur les recommandations de l’ICNIRP (Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants) qui est une institution privée de droit allemand créée en 1992 par Michael Repacholi pour répondre au mieux aux volontés de l’industrie des télécoms. Elle fonctionne comme un club fermé : ses membres décident seuls de qui peut y entrer et seuls y sont admis ceux qui défendent l’idée que s’il n’y a pas d’effet thermique (réchauffement des tissus), il ne peut y avoir de conséquences sanitaires (l’effet thermique serait le seul effet biologique avéré). Elle n’applique aucune règle de transparence ou d’indépendance, puisqu’au contraire la plupart de ses membres passés ou présents sont connus pour leurs liens avec l’industrie des télécoms.

Cet état de fait et le lien étroit qu’entretient l’ICNIRP avec l’industrie sont documentés de longue date comme le montrent les enquêtes et documents suivants.

Les évaluations de l'Union européenne des risques pour la santé des rayonnements de radiofréquence : un autre obstacle difficile à résoudre

Rainer Nyberg, Université Åbo Akademi, Faculté d'éducation et d'études sociales, Fredsgatan 16 A35, 65100, Vasa, Finlande.
Julie McCredden, Oceania Radiofrequency Scientific Advisory Association, Brisbane, QLD, Australie.
Lennart Hardell, Fondation pour la recherche sur l'environnement et le cancer, Orebro, Suède.
Août 2023

Résumé
En 2017, un article avait été publié à propos du refus de l’OMS de reconnaître les effets sur la santé liés à l’utilisation des téléphones sans fil. Il y était dit que l’OMS est « un obstacle difficile à résoudre » (« A Hard Nut to Crack »). Depuis lors, il n’y a pas eu de progrès et l’histoire semble se répéter dans la mesure où l’Union européenne (UE) suit aveuglément les traces de l’OMS. Malgré les preuves de plus en plus nombreuses des graves effets négatifs des rayonnements de radiofréquence sur la santé humaine et l’environnement, l’UE n’a pas reconnu l’existence d’un quelconque risque. Depuis septembre 2017, sept appels de scientifiques et de médecins ont été envoyés à l’UE pour demander l’arrêt du déploiement de la cinquième génération de communication sans fil (5G). Les ondes millimétriques et les formes d’ondes complexes de la 5G augmentent massivement la nocivité de la pollution électromagnétique planétaire existante. Les droits fondamentaux et le droit primaire de l’UE obligent cette dernière à protéger la population, en particulier les enfants, contre toutes sortes d’effets nocifs des technologies sans fil sur la santé. Cependant, plusieurs experts associés à l’OMS et à l’UE sont en conflit d’intérêts en raison de leurs liens avec l’industrie. La priorité accordée aux intérêts économiques a pour conséquence de compromettre la santé humaine et de l’écosystème Terre. Les experts doivent procéder à une évaluation impartiale, sans aucun conflit d’intérêts. Les sept appels adressés à l’UE comprenaient des demandes de mesures de protection immédiates, qui ont été ignorées. Sur la question des rayonnements sans fil et de la santé des citoyens, l’UE semble être un autre obstacle difficile à résoudre.

LIRE :

L’OMS au service du lobby de l’industrie des télécommunications
L'OMS a choisi les membres du groupe de travail sur les ondes de radiofréquence et les risques pour la santé

Un article de Joel M. Moskowitz publié le 1er août 2023 sur son site saferemr.com (et traduit de l’anglais). Joel M. Moskowitz est le directeur du Center for Family and Community Health de la School of Public Health, University of California, Berkeley.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a communiqué le nom des 21 experts sélectionnés pour faire partie du groupe d’étude des risques pour la santé des champs électromagnétiques de radiofréquence (CEM-RF). Ces personnes sont chargées d’examiner dix rapports de recherche et de formuler des recommandations pour la monographie sur les CEM-RF et les risques pour la santé, qui doit être publiée en 2023.

La liste des 21 experts sélectionnés par l’OMS pour le groupe de travail sur les CEM-RF et les risques pour la santé figure ci-dessous, ainsi que les informations que j’ai compilées concernant leurs publications et leurs affiliations à l’ICNIRP, le groupe autoélu qui établit les limites d’exposition aux CEM-RF promues par l’OMS.

Onze des 21 personnes sont actuellement ou ont été affiliées à l’ICNIRP. La plupart des autres personnes ont publié ou présenté des articles défendant les limites d’exposition aux CEM-RF de l’ICNIRP. Une étude récente montre que l’ICNIRP cite largement les recherches de ses propres membres et de leurs proches collègues pour soutenir ses limites d’exposition.

Huit des 21 experts n’ont pas publié plus de huit articles sur les CEM selon les archives de l’EMF-Portal, qui comptent 37 000 publications.

Aucun des 250 scientifiques spécialistes des CEM qui ont signé l’appel international pour la protection des CEM (emfscientist.org) n’a été sélectionné par l’OMS pour faire partie du groupe de travail. Aucun de ces scientifiques n’a non plus été sélectionné pour travailler sur les dix rapports de recherche que le groupe d’étude examinera. Pourtant, les signataires de l’appel international des scientifiques spécialistes des CEM ont plus de 2000 publications sur les CEM répertoriées dans les archives de l’EMF-Portal.

Apparemment, l’OMS a biaisé la sélection des participants au groupe de travail et les examens de la recherche pour s’assurer que la prochaine monographie de l’OMS sur les risques sanitaires liés aux CEM-RF soutiendra les limites insuffisantes de l’ICNIRP, limites qui ne protègent pas les humains ni les autres espèces de l’exposition chronique à de faibles niveaux de CEM-RF (ICBE-EMF, 2022). Il n’est pas étonnant qu’une grande partie du public se méfie de l’OMS si c’est ainsi que l’agence procède pour « améliorer sa gestion des conflits d’intérêts et renforcer la confiance du public et la transparence ».

Note : pour consulter les 10 rapports de recherche et la liste des 21 « experts » sélectionnés par l’OMS, voir l’article source (en anglais).

Self-referencing authorships behind the ICNIRP 2020 radiation protection guidelines
Auto-référencement des auteurs à l'origine des lignes directrices 2020 de l’ICNIRP en matière de radioprotection

Else K. Nordhagen and Einar Flydal. Juin 2022. From the journal Reviews on Environmental Health.

« …les lignes directrices 2020 de l’ICNIRP ne répondent pas aux exigences fondamentales de qualité scientifique et ne sont donc pas adaptées pour servir de base à l’établissement de limites d’exposition aux CEM-RF pour la protection de la santé humaine. Avec sa vision uniquement thermique, l’ICNIRP s’oppose à la majorité des résultats de la recherche… Par conséquent, les lignes directrices 2020 de l’ICNIRP ne peuvent pas offrir une base pour une bonne gouvernance ».

LIRE

Aspects on the International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection (ICNIRP) 2020 Guidelines on Radiofrequency Radiation
Le point sur les lignes directrices 2020 de l’ICNIRP sur les rayonnements de radiofréquence

Hardell L, Nilsson M, Koppel T, Carlberg M.
Publié dans Journal of Cancer Science and Clinical Therapeutics en mai 2021.

Le résumé des auteurs :

« En 2020, la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP) a publié une mise à jour de ses lignes directrices à propos des rayonnements de radiofréquence (RRF) dans la gamme de fréquences de 100 kHz à 300 GHz. Les effets nocifs des RRF sur la santé humaine et l’environnement à des valeurs inférieures aux valeurs de référence suggérées (lignes directrices) sont minimisés, bien que les preuves soient de plus en plus nombreuses. Seuls les effets thermiques (échauffement des tissus) sont reconnus et constituent donc la base des lignes directrices. Malgré les preuves scientifiques de plus en plus nombreuses des effets non thermiques, les nouvelles valeurs de références de l’ICNIRP restent les mêmes que les précédentes, voire sont augmentées. Les groupes d’experts de l’OMS, de la Commission européenne et de la Suède sont en grande partie composés de membres de l’ICNIRP, sans aucun représentant des nombreux scientifiques qui critiquent le point de vue de l’ICNIRP ».

Extrait :

« La conclusion de l’ICNIRP sur les risques de cancer est la suivante : “En résumé, aucun effet des CEM de radiofréquence sur l’induction ou le développement du cancer n’a été prouvé.” Cette conclusion n’est pas correcte et est contredite par les preuves scientifiques. Des preuves abondantes et convaincantes de l’augmentation des risques de cancer et d’autres effets négatifs sur la santé sont aujourd’hui disponibles. Les directives 2020 de l’ICNIRP autorisent une exposition à des niveaux connus pour être nocifs. Dans l’intérêt de la santé publique, les directives ICNIRP 2020 devraient être immédiatement remplacées par des directives réellement protectrices produites par des scientifiques indépendants ».

LIRE. doi:10.26502/jcsct.5079117

ICNIRP : Conflits d’intérêts, Capture réglementaire et 5G.

En juin 2020, les députés européens Klaus Buchner et Michèle Rivasi ont publié un rapport sur l’indépendance de l’ICNIRP.

La conclusion de ce rapport : pour un avis scientifique réellement indépendant, nous ne pouvons pas et nous ne devons pas nous fier à l’ICNIRP. La Commission européenne et les gouvernements nationaux de pays comme l’Allemagne devraient cesser de financer l’ICNIRP.

Sciensano désinforme les citoyens

Paul Lannoye, 9 septembre 2020.

« On attend d’une institution publique chargée d’informer les citoyens de notre pays sur les problèmes de santé publique qu’elle se base sur des faits et utilise des arguments scientifiquement valides pour étayer ses propos.
Dans le communiqué de presse, publié le 8 juin dernier, sous la responsabilité de Mme Ledent, il est facile de vérifier que ce n’est pas le cas. Au lieu d’informer correctement, ce texte constitue un plaidoyer unilatéral et totalement biaisé en faveur du déploiement de la 5G, présentée en conclusion comme un indispensable outil sans lequel l’accès aux services de secours par le réseau mobile de télécommunications serait mis en danger ! […] ».

LIRE

How much is safe?

Investigate Europe. Janvier 2019

Une enquête des journalistes d’Investigate Europe: « Des scientifiques tirent la sonnette d’alarme quant aux risques pour la santé causés par les rayonnements de la technologie mobile. Sans fondement, assurent la plupart des autorités chargées de la sécurité des rayonnements. Celles-ci prennent l’avis d’un petit cercle d’initiés qui rejettent les recherches alarmantes et fixent les limites de sécurité ».

LIRE (en anglais)

Téléphonie mobile : trafic d’influence à l’OMS ?
Un haut-fonctionnaire suspecté d’avoir pédalé pendant 10 ans pour l’industrie

David Leloup. 2007.

« Noyautage, lobbying intensif, trafic d’influence, financement intéressé... : en juillet 2000, un comité d’experts indépendants mandaté par l’OMS publiait une bombe de 260 pages détaillant par le menu les sombres tactiques utilisées par les cigarettiers pour miner les campagnes antitabac de l’OMS. Au même moment, pour désamorcer le scandale, l’agence onusienne émettait 15 pages de recommandations afin qu’à l’avenir son travail ne soit plus jamais sapé de la sorte par des intérêts industriels. Mais aujourd'hui, l’OMS a-t-elle réellement tiré les leçons du passé? De plus en plus de monde en doute.

Ces dernières années, l’étau de la suspicion s’est notamment resserré autour d’un homme qui, jusqu’il y a peu, détenait un pouvoir considérable. Si le nom de Mike Repacholi n’évoque rien pour le commun des mortels, il donne par contre de l’urticaire à de nombreux scientifiques ainsi qu’aux associations militant pour l’instauration de normes d’émissions électromagnétiques plus sévères […] ».

LIRE

Conflit d’intérêts et partialité dans les comités consultatifs de la santé: le cas du groupe de travail de l’OMS sur les champs électromagnétiques (CEM).

Don Maisch. Publié en 2006 dans le journal de l’ACNEM (Australasian College of Nutritional and Environmental Medicine).

LIRE (en français ). LIRE l’original en anglais .

Glossaire retour au sommaire

Glossaire de l’électrosmog (termes relatifs aux champs électromagnétiques, à la physiologie et la médecine).

Les appels des scientifiques et médecinsretour au sommaire

Depuis le tout début de ce siècle, des dizaines d'appels du corps médical et des spécialistes de la question ont été émis. Quelques uns d'entres eux :

Livres et dépliants retour au sommaire

Livres en français, néerlandais   et anglais

Effets sanitairesretour au sommaire

Par ordre chronologique inverse :

Conséquences de la numérisation retour au sommaire

Numérique, on arrête tout et on réfléchit !

Yves Marry. Rue de l’échiquier, février 2024, 144 pages.

La recension de Pierre Thiesset dans le journal La Décroissance du mois de mars 2024 :

« Chaque smartphone qui s’allume est un monde qui s’éteint » : Yves Marry a pu l’observer en Birmanie, où il a vécu de 2014 à 2018. Alors que le pays était un des moins connectés au monde, sa numérisation fulgurante a détruit la chaleur humaine, les sourires, l’hospitalité, la culture populaire – dans les bars, les guitares et les chants se sont tus. Les regards ont été siphonnés par les écrans. Depuis son retour en France, avec l’association Lève les yeux qu’il a cofondée, Yves Marry s’évertue à défendre l’attention contre les technologies intrusives, qui accaparent le temps de cerveau humain disponible. Son nouveau livre numérique : On arrête tout et on réfléchit ! constitue une excellente synthèse sur les ravages de l’hyperconnexion. II montre en quoi cette numérisation à marche forcée, imposée par l’industrie et les gouvernements qui la servent, conduit à un désastre environnemental, menace la démocratie et la vie commune, dévaste l’intériorité, porte atteinte au développement des enfants, nous conduit droit l’abrutissement et à la déshumanisation. Tout en s’adressant au grand public, l’auteur s’appuie sur des penseurs que vous avez déjà croisés dans nos colonnes et revendique pleinement la nécessité de la décroissance : « Ma conviction est que la déconnexion numérique peut, et doit, constituer la première étape vers la “décélération”, elle-même incontournable pour avancer vers la décroissance. Dernier stade du développement industriel, la “révolution numérique” doit être démantelée si on souhaite “ralentir”, et donc décroitre. » Sitôt ce livre refermé, j’ai décidé d’en offrir un exemplaire au maire adjoint chargé des affaires scolaires de ma commune, où un plan numérique de 78 000 euros a été voté pour connecter les classes de maternelle à internet et les doter de tablettes, de vidéoprojecteurs, d’ordinateurs, de tableaux interactifs, de logiciels. Espérons que cet ouvrage contribue à ouvrir les yeux !

On Achève Bien Les Enfants.

Fabien Lebrun. Écrans Et Barbarie Numérique. Éditions Le Bord de l’eau, 2020, 178 pages

« L’auteur présente une critique inédite des écrans de façon systémique et transdisciplinaire, de leur consommation à leur production par les enfants eux-mêmes notamment en Afrique.
Maintenant que certains dangers des écrans pour les enfants sont connus, d’autres restent encore à exposer. Aussi, est-il nécessaire d’élargir la critique de la consommation à une critique de la production pour saisir la destruction totale et inouïe des enfants par les écrans. Des enfants surexposés des pays riches aux enfants exploités et massacrés du reste du monde (spécialement au Congo), le désastre environnemental et humain est effarant, dont les GAFA et consorts ont une lourde responsabilité. Il est urgent de refuser collectivement les écrans du capitalisme afin de préserver l’enfance et les enfants ».

5G mon amour. Enquête sur la face cachée des réseaux mobiles.

Nicolas Bérard, 2020, Le passager clandestin, 2020, 240 p.

Les ravages des écrans. Les pathologies à l'ère numérique.

Manfred Spitzer. lechappee.org, 2019.

La fabrique du crétin digital. Les dangers des écrans pour nos enfants

Michel Desmurget. Seuil, 2019

Le désastre de l’école numérique : plaidoyer pour une école sans écrans.

Philippe Bihouix et Karine Mauvilly, Seuil 2016.

La science asservie. Santé publique : les collusions mortifères entre industriels et chercheurs.

Thébaud-Mony Annie. La Découverte, 2014, 224 pages.

Le téléphone portable gadget de destruction massive

Pièces et main d'oeuvre. Éditions l'Échapée, 2008, 94 pages. Aussi disponible en PDF gratuitement (suivre le lien ou voir ci-dessous).

Livres gratuits (PDF)

 

EN NÉERLANDAIS 

Livres gratuits (PDF)

Alledaagse stralingsoverlast

De vertaling van Susan Pockett's boek Electrosmog: The Health Effects of Microwave Pollution. 2021.
Download

Wat doen we met 5G en wat doet het met ons (De toekomst van de toekomst).

Interviews met wetenschappers en specialisten op de 5G Top met gastheer Josh del Sol (2019-2020).
Download

Een prachtige gevangenis – Leven met elektrohypersensitiviteit in eigen land

De vertaling van Gunilla Ladbergs boek "Ett vackert fängelse" uit 2008.
Download

 

EN ANGLAIS 

Disconnect

Devra Davis. 2024, 388 pages.

« Cette mise à jour de 2024 du livre original de 2010 révèle les risques pour la santé de la technologie moderne, proposant à la fois une mise en garde et des solutions pratiques pour s’en protéger. Le Dr Davis, ainsi que Theodora Scarato, présentent des points de vue qui font autorité et qui sont étayés par des résultats de recherche irréfutables. Il s'agit d'un ouvrage incontournable pour toute personne préoccupée par l'impact des rayonnements sans fil sur la santé.

Devra Davis est une épidémiologiste et toxicologue étasunienne, directrice fondatrice du Centre d’oncologie environnementale de l’Institut du cancer de l’université de Pittsburgh et ancienne professeure d’épidémiologie à l’École supérieure de santé publique de l’université de Pittsburgh. Elle a fait partie de plusieurs organisations gouvernementales et non gouvernementales, menant des recherches et des actions de plaidoyer sur les effets des pesticides, de l’amiante et des rayonnements sans fil sur la santé humaine, en particulier sur les cancers ».

Peut se commander ici (une librairie en Angleterre – pas Amazon !)

Electromagnetic pollution. Safety guide.

David Bruno. 2022.

IEMFA

Bibliographie en anglais sur le site de l’IEMFA

Livres gratuits (PDF)

Electromagnetic Fields of Wireless Communications: Biological and Health Effects.

Dimitris J. Panagopoulos. CRC Press, 2023, 544 pages.

L’introduction est en accès libre (10 pages), de même que toutes les références (plus de 120 pages).

Smart meters, dirty electricity, pulses and health

Einar Flydal, Else Nordhagen – 2023, 242 pages.

Télécharger

Electrosmog: The Health Effects of Microwave Pollution.

Susan Pockett. 2021

Télécharger

Frequencies used in Telecommunications – An Integrated Radiobiological Assessment.

Yuri G. Grigoriev.

Translated and adapted by the ORSAA translation team (2021).
ORSAA : Oceania Radiofrequency Scientific Advisory Association Inc, www.orsaa.org.
L’ORSAA est une organisation à but non lucratif regroupant des scientifiques et des professionnels de diverses disciplines universitaires qui s'intéressent à la recherche scientifique sur les effets des rayonnements électromagnétiques artificiels sur les humains, les animaux et l'environnement.

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Dépliants et tractsretour au sommaire

Films et vidéosretour au sommaire

Les documentaires ci-dessous sont triés par ordre chronologique. Tous présentent leur intérêt. Si vous cherchez un film pour introduire le sujet de façon générale et qui soit libre de droits, Mauvaises ondes devrait vous convenir.

Les films marqués d’un point d’exclamation () sont libres d’accès.

Le dilemme numérique

Klaus Scheidsteger (novembre 2023)

Voir le site du film pour la bande-annonce (16 minutes, en allemand, sous-titres en français automatiques) et une interview du réalisateur par Fiorella Belpoggi, responsable de la recherche à l'Institut Ramazzini de Bologne (Italie), le 13 avril 2023 (en anglais ou en allemand).

Le film devrait être traduit en français pour autant que les fonds nécessaires soient trouvés.

Le cauchemar de l'intolérance aux champs électromagnétiques

Un reportage de Armel Joubert des Ouches (juin 2023, 10 minutes)

Ils sont intolérants aux champs électromagnétiques dégagés par les appareils électroménagers, le Bluetooth, la Wifi, le téléphone portable, les compteurs Linky ! L’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire [France], reconnaît qu’au moins 5 % de la population française souffre d’électrohypersensibilité. Les appareils connectés et, depuis deux ans, les antennes 5G qui se sont développées un peu partout sur le territoire sont autant de risques de voir se multiplier les cas d’intolérance aux champs électromagnétiques. Le 16 juin 2023, en Bretagne, des associations se réunissaient afin d’alerter une fois encore les élus et autorités sanitaires sur ce grave problème de santé publique. Aucun élu n’avait fait le déplacement…

Télécharger sur notre site.

Remembering Nearfield (sous-titres en français) 

Sean A. Carney (2023, 9 minutes)

Film d’animation sur l’électrohypersensibilité. Le commentaire du professeur Olle Johansson, neuroscientifique de renommée internationale, anciennement de l'Institut Karolinska en Suède : « Pour un scientifique universitaire comme moi, il est toujours très impressionnant de voir des cinéastes, des artistes et des interprètes compétents résumer en moins de 10 minutes 45 années de recherche ! ».

À voir avec sous-titres en français : vimeo.com/810958040

Vidéoclips sur la pollution électromagnétique et la 5G 

Save Belgium, une asbl membre du Collectif stop5G.be, met à disposition une série de huit vidéoclips d’environ 6 minutes chacun, en néerlandais et en français, à propos de la pollution électromagnétique et de la 5G (2022).

La jungle des ondes – Generation Zapped

Sabine El Gemayel (2012 pour la version en français, 2018 pour l’orignal en anglais, Generation Zapped – 71 minutes).
Avec les interventions de George Carlo, Dominique Belpomme, David Carpenter, Devra Davis, Larry Gust, Martha Herbert, Magda Havas, Martin Blank et Ellen Marks.

Jupiter films (location, achat ou DVD).
« Quels sont les risques des ondes ? Ce documentaire révèle que la technologie sans fil peut présenter de graves risques pour la santé. Au travers d'entretiens avec des scientifiques, ainsi que des éléctrosensibles, le film propose des moyens de réduire votre exposition et de protéger votre famille ».

5G : L’onde d’un doute.

Nicolas Vescovacci et Vincent Buchy (2020, 58 min).

Information sur le site France-TV pour l’émission Complément d’enquête. Vous pouvez y visionner le documentaire à partir du territoire français uniquement sauf si vous disposez d’un canal VPN (avec un serveur en France). Voir cet extrait de 4 minutes sur le site de France-TV. Ce documentaire est intéressant même si on y relève quelques incohérences. Il ne traite pas des impacts de la 5G contrairement à ce que laisse entendre le titre. Le débat qui suit est sans intérêt.

5G, tous cobayes ?

Un documentaire de Benoît Feyt (RTBF, 2020, 37 min).

Prison sans barreaux

Un film de Nicole Giguère et Isabelle Hayeur (2019, 73 min).

« Nous baignons dans un environnement saturé de produits chimiques et de champs électromagnétiques. Les effets de ces expositions massives sont ressentis par un nombre croissant de personnes, dont Isabelle, Kathya, Jean-François, Sylvain et Jayden. Une incursion dans l'univers méconnu de l’hypersensibilité environnementale ».

5G : une expérimentation de masse

Un film d'animation de 2 minutes produit par investigate-europe.eu, à voir ou à télécharger :

  Vidéos en anglais

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Associations francophones

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Autres

Le site du professeur Olle Johansson

Le professeur Olle Johansson est une autorité mondiale dans le domaine des rayonnements électromagnétiques et de leurs effets sur la santé. Parmi ses nombreuses réalisations, il a inventé le terme « dermatite de l’écran », qui a ensuite été transformé en une déficience fonctionnelle, l’électrohypersensibilité, dont la reconnaissance est principalement due à ses travaux. Il a également été professeur invité et professeur adjoint en neurosciences fondamentales et cliniques à l’Institut royal de technologie de Stockholm.

Le site research.radiation.dk (en anglais) où vous pouvez aussi soutenir ses recherches.

Pétitionsretour au sommaire

La déclaration internationale sur les droits humains des enfants à l'ère numérique (1er novembre 2023)

La transformation spectaculaire de notre monde en un monde de plus en plus imbriqué dans la technologie numérique a un impact important, souvent négatif, sur la vie des enfants.

Dans cette déclaration internationale, nous posons trois droits juridiques fondamentaux des enfants concernant le déploiement et l’utilisation de la technologie :
– leur droit d’être à l’abri des appareils, plateformes et applications qui créent intentionnellement une dépendance ;
– leur droit d’être à l’abri d’une exposition excessive aux rayonnements sans fil ;
– et leur droit d’être à l’abri de l’exploitation commerciale.

L’existence des droits légaux des enfants est bien reconnue, mais ils ne sont pas appliqués de manière adéquate ou uniforme, en particulier lorsque ces droits entrent en conflit avec de puissants intérêts commerciaux. Nous vous invitons à vous joindre à nous dans cet effort de sensibilisation à ces droits fondamentaux et à encourager les gouvernements et les agences du monde entier à reconnaître ces droits et à prendre des mesures de protection.

Nous vous remercions de soutenir la Déclaration internationale sur les droits de l’enfant à l’ère numérique, un projet conjoint de deux organisations à but non lucratif – Broadband International Legal Action Network et Americans for Responsible Technology – et d’une équipe internationale d’experts médicaux, juridiques et en santé mentale dont nous remercions chaleureusement les contributions.

Note : la déclaration sera remise à l’ONU le 20 novembre 2023 mais, ensuite, la collecte des signatures continuera.

L’appel 5G (The 5G appeal)

Traduction du site de l’appel :

L’Appel 5G a été préparé en 2017 par des scientifiques et des médecins qui demandent d’urgence à l’UE de stopper le déploiement de la 5G en raison des graves effets potentiels de cette nouvelle technologie sur la santé. La 5G augmentera considérablement l’exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquence (CEM-RF) en plus des télécommunications 2G, 3G, 4G, Wi-Fi, etc., déjà en place. Il a été prouvé que les champs électromagnétiques de radiofréquence sont nocifs pour l’homme et l’environnement.

Au 27 décembre 2023, 436 scientifiques et médecins avaient signé l’appel. L’appel 5G est toujours ouvert à la signature de scientifiques (PhD, professeur) ou de médecins.

L’appel a été initialement soumis en septembre 2017 à la Commission européenne.

L’appel 5G note qu’avec « l’utilisation toujours plus étendue des technologies sans fil », personne ne peut éviter d’être exposé. Car en plus du nombre accru d’émetteurs 5G (même dans les logements, les magasins et les hôpitaux), selon les estimations, « 10 à 20 milliards de connexions » (vers des réfrigérateurs, des machines à laver, des caméras de surveillance, des voitures et des bus autonomes, etc.) feront partie de l’Internet des objets.

Tous ces éléments réunis peuvent entraîner une augmentation substantielle de l’exposition totale à long terme aux CEM-RF pour tous les citoyens de l’UE. Ces dernières années, plus de 240 scientifiques de plus de 40 pays ont exprimé leurs « graves préoccupations », par le biais de l’appel des scientifiques spécialistes des CEM-RF, concernant l’exposition omniprésente et croissante aux CEM générés par les appareils électriques et sans fil, et ce avant même le déploiement de la 5G. Les plus de 240 scientifiques font référence au fait que « de nombreuses publications scientifiques récentes ont montré que les CEM affectent les organismes vivants à des niveaux bien inférieurs à la plupart des directives internationales et nationales ». Les effets comprennent un risque accru de cancer, un stress cellulaire, une augmentation des radicaux libres nocifs, des dommages génétiques, des changements structurels et fonctionnels du système reproducteur, des déficits d’apprentissage et de mémoire, des troubles neurologiques et des incidences négatives sur le bien-être général des humains. Les dommages vont bien au-delà de l’espèce humaine, car il existe de plus en plus de preuves d’effets nocifs sur les plantes et les animaux.

Lire l’appel en français tel que rédigé en 2017.
– Pour signer et plus d’information : www.5Gappeal.eu

Pétition internationale contre la 5G

Adressée à l'Organisation des Nations Unies, à l'OMS, à l'Union européenne, au Conseil de l'Europe et aux gouvernements de tous les pays :

L'appel des professionnels de la santé belges

Face au déploiement massif et inconsidéré des technologies sans fil, nous, professionnels de la santé, demandons au gouvernement de faire appliquer le principe de précaution afin de protéger la population et plus particulièrement les groupes les plus vulnérables dont font partie, notamment, les femmes enceintes et les enfants.

www.hippocrates-electrosmog-appeal.be, à signer par tout profissionnel de la santé en Belgique.

Contactretour au sommaire